Musique : Requiem de Mozart
Pièce pour 14 danseurs - 40 minutes
Chorégraphie: Jean-Jacques Vidal
Photos DR
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Conçu pour 14 danseurs, le Ballet du « Requiem de Mozart » se compose de variations, de pas de deux et d'ensembles qui nous entraînent dans un univers où la mort officie selon ses propres " désirs ". Personnifiée par la soliste principale de la Compagnie - Dominique Casanova - et accompagnée de ses deux anges, elle frappe tour à tour les danseurs au travers de ses différentes facettes. Tous nous racontent leur vie avant de chuter dans un gouffre sans fond.
La drogue est représentée au travers d’un poignant pas de deux mettant en avant la torture physique et psychologique de la dépendance. Un couple plonge dans ses griffes, alors que l’amour ne suffit pas toujours pour en sortir.
Les amants de Sarayevo personnalisent le thème de l’amour sur fond de guerre serbo-croate. Il s’agit d’un pas de deux romantique pour un amour contrarié entre deux peuples.
Un trio de danseurs de fois différentes nous rappellent que la religion a souvent été cause de mort sur Terre. Les guerres de religions tuent depuis toujours et continuent encore à faire de nombreuses victimes.
Une mère découvrant son enfant mort nous fait part de sa souffrance. Elle nous rappelle le sentiment d’injustice que nous connaissons tous un jour face à la mort. L’épreuve est insurmontable. Elle renonce d’elle-même à la vie.
La maladie représentée par le SIDA est également présente. Mal dont on ne guérit toujours pas et touchant à la sexualité de chacun, il est raconté au travers d’un pas de deux fort en émotion exécuté par deux hommes.
Une femme seule sur scène présente le cycle de la vie, l’éternel recommencement. Elle est successivement fétus, puis bébé, enfant, adolescent et adulte, pour devenir mère et vieille dame. La mort est ici naturelle et sans violence. Un solo empreint d’une grande théâtralité.
La mort a ici un visage, une volonté propre et existe au travers de multiples aspects. Elle paraît dure et parfois injuste, nous arrachant des êtres auxquels nous étions attachés. Mais elle nous ramène pourtant toujours à une idée de vie éternelle. C’est le parti pris dans ce Requiem. La mort n’est pas une fin et l'esprit renaît dans un univers immaculé et sans visage.
" BEIM HAGENER "
" Au Ballet de Hagen, l'ère VIDAL a commencé avec un grand succè … VIDAL a composé avec plénitude sur la messe des morts et pour les différents personnages, Dominique Casanova interprète cette souveraine du destin, élégante et grave mais sans effrayer … Le directeur du Ballet de Hagen n'hésite pas à aborder dans sa création des thèmes tabous… Cela apparaît parfois tout autre qu'esthétique, quelquefois même rebutant, mais extraordinairement captivant… Un niveau chorégraphique et une force d'expression parfaite… "
" ENTFESSELTE BEWEGUNG " " Le mouvement déchaîné "
" Jean-Jacques VIDAL a produit un chefd'oeuvre de sensualité… Jean-Jacques VIDAL nous a fait mieux comprendre comment la mort tue. En scène, sur la bouleversante musique de Mozart se déroulent des scènes aux images qui ne laissent absolument personne indifférent... Avec de splendides costumes et un décor raffiné (Robert Schrag) les danseurs interprètent le thème de la mort. La troupe exécute dans une emphatique composition à la fois puissante, pensée et à la force d'expression artistiquement géniale… VIDAL laisse opérer la mort par une séduisante femme (Dominique Casanova) dont la danse est destructrice… "
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