Les prisons de la raison

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Musique : Igor Stravinsky « Le sacre du printemps »
Pièce pour 7 danseurs – 40 minutes

Chorégraphie: Jean-Jacques Vidal

 

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Photos DR

 

Un asile d’aliénés. Sept malades, sept cas de folie, sept êtres humains enfermés dans un huit clos carcéral dont le seul échappatoire est la domination ou la soumission qu’ils s’infligent l’un l’autre, tout en essayant de revivre ou de faire revivre, à tour de rôle, la cause de leur enfermement.
Dans cet univers de haine, d’incompréhension et de violence, le plus faible sera l’élu sacrifié. Ce ballet, tout en voulant être un réquisitoire contre les conditions de claustration, de détention et d’existence dans les asiles, peut paraître comme un reflet de notre monde actuel. Il fallait aussi une musique émouvante et déchaînée à la fois pour éclairer l’expression douce amère des visages blafards et écouter le chant des corps tourmentés. J’ai trouvé dans le « Sacre » toute l’émotion et l’énergie primitive identique à celle qui émane du subconscient des fous que nous pourrions être…

 

« … Ce ballet vous jette au visage la vie côté nuit : il montre des facettes que certains se complaisaient parfois à ignorer. Les danseurs le ressentent tellement qu’ils vous entraînent avec eux dans ces « prisons de la raison » où la détresse humaine atteint son paroxysme, jusqu’à la folie… dérisoire… et ça vous prend là !

Le Dauphiné libéré

 

 

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